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PER : Nouveautés sur les versements après 70 ans et ajustements du plafond de déductibilité en 2026

Par Nicolas , le 13 juillet 2026 — tous - 7 minutes de lecture
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PER : Une révolution fiscale pour les versements après 70 ans

Depuis le 1er janvier 2026, la législation sur les Plans d’Épargne Retraite (PER) a connu des modifications significatives qui touchent directement les épargnants âgés de 70 ans et plus. L’un des changements les plus notables est l’impossibilité de déduire fiscalement les versements réalisés après cet âge. Cela met fin à un avantage qui a longtemps motivé les épargnants à continuer d’alimenter leurs PER même après avoir atteint l’âge d’employer leurs pensions.

Avant cette réforme, de nombreux individus maximisaient leur épargne retraite en effectuant des contributions sur leurs PER jusqu’à ce qu’ils aient atteint cet âge, profitant ainsi de déductions fiscales substantielles. À présent, les versements effectués après 70 ans ne bénéficient plus de cette déductibilité. Autrement dit, les épargnants ne peuvent plus réduire leur revenu imposable par le biais de ces versements. Cette mesure vise à limiter les utilisations abusives de l’optimisation fiscale, notamment chez ceux qui, bien qu’ils soient déjà retraités, continuent à verser dans leurs PER.

En ce qui concerne la fiscalité applicable, les plus-values générées par ces versements non déductibles seront imposées selon le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) fixé à 31,4 %. Toutefois, la part correspondant aux versements eux-mêmes ne sera pas soumise à l’impôt sur le revenu ni aux prélèvements sociaux. Il est important pour les individus concernés de prendre connaissance de ces nouvelles règles afin d’adapter leur stratégie d’épargne. En effet, la gestion de son patrimoine devient un exercice délicat en tenant compte de cette nouvelle donne.

Exemple concret : Prenons le cas de Jean, 72 ans, qui a continué à verser 5 000 euros par an sur son PER. À partir de cette année, Jean ne pourra plus bénéficier de la déductibilité. Lorsqu’il décidera de retirer son capital sous forme de capital, il sera imposé à hauteur de 31,4 % sur les gains réalisés, tandis que sa contribution initiale ne sera pas soumise à imposition.

Les impacts sur les épargnants

Cette nouvelle réglementation fait réfléchir de nombreux investisseurs sur leurs stratégies patrimoniales. D’une part, elle pourrait encourager certains épargnants à envisager des solutions alternatives pour maximiser leur épargne. Les PER resteront attractifs en raison des options d’investissement qu’ils offrent, mais les contributions après 70 ans devraient être reconsidérées par rapport à leur impact fiscal.

Les experts conseillent de prendre en compte le taux marginal d’imposition (TMI) lors de la prise de décision sur la manière de verser des fonds sur le PER. Par exemple, un épargnant qui a un TMI à 30 % pourrait trouver plus judicieux de s’arrêter de verser sur son PER puisque tout versement supplémentaire après 70 ans serait traité comme non déductible.

Analyse : En regardant les statistiques récentes, on remarque que la majorité des épargnants commencent à penser à leur retraite dès la quarantaine. Avec les nouvelles réglementations, ceux qui atteignent 70 ans devront redoubler de prudence dans la gestion de leurs finances. Pour que la retraite soit sereine, il est primordial d’évaluer chaque option d’épargne en tenant compte de la fiscalité qui en découle.

Le plafond de déductibilité étendu à 5 ans

Alors que la suppression de la déductibilité après 70 ans demeure une actualité préoccupante pour certains, une lueur d’espoir se dessine grâce à l’ajustement du plafond de déductibilité des versements au PER. En effet, depuis 2026, les épargnants peuvent désormais cumuler leurs plafonds de déductibilité sur une période de 5 ans au lieu de 3 ans. Cela signifie qu’ils ont la possibilité d’accumuler des montants non utilisés et potentiellement de faire des versements conséquents avant leur retraite.

Le plafond de déductibilité reste fixé à 10 % des revenus d’activité, avec un plancher de 4 710 euros et un plafond de 37 680 euros. L’extension de cette période de cumul constitue un atout pour ceux qui n’ont pas pu maximiser leurs déductions fiscales pendant les premières années de leur carrière.

Exemple : Une personne ayant un revenu d’activité de 50 000 euros peut déduire jusqu’à 5 000 euros de ses versements dans son PER, grâce à l’extension du plafond. Si cette personne n’a pas utilisé sa déduction pendant les 3 premières années, elle pourra cumuler ces droits pour les 2 années suivantes, atteignant ainsi une déduction totale de 10 000 euros au moment de son versement.

Risques associés et conseils pratiques

Bien qu’il soit tentant de capitaliser sur ce nouveau plafond étendu, les épargnants doivent rester vigilants. En effet, il est recommandé de vérifier le TMI lors de l’application de ces plafonds. En cas d’erreur de calcul, l’épargnant pourrait se retrouver à basculer dans une tranche supérieure d’imposition lors de la capitalisation de ses versements. Par conséquent, il est souvent plus judicieux de rester sous un seuil d’impôt constants.

Les professionnels conseillent de consulter le montant prévu de l’impôt avant de prendre la décision d’effectuer de nouveaux versements, afin de s’assurer que cela n’entraîne pas des désavantages à long terme. Par ailleurs, ces ajustements doivent être intégrés dans un plan global qui prend en compte les différentes stratégies d’épargne.

  • Évaluer le TMI avant de verser
  • Utiliser les plafonds de manière stratégique
  • Consulter un conseiller financier pour un pilotage optimal
  • Prévoir des simulations fiscales en amont

Fiscalité des versements : À quoi s’attendre ?

Au-delà de la déductibilité des versements, la question de la fiscalité des fonds accumulés au sein du PER devient centrale. Les versements non déductibles sont maintenant soumis à un régime fiscal différent, et cette réforme aura des répercussions sur les choix d’épargne pour de nombreux investisseurs. Cela aussi fait partie des éléments à prendre en compte pour ajuster les stratégies d’investissement.

Quant aux rentes viagères issues des PER, elles seront soumises au régime fiscal de la rente viagère à titre onéreux (RVTO), ce qui implique une imposition différente par rapport à la sortie sous forme de capital. Ce traitement s’avère essentiel pour ceux qui pensent retirer leurs fonds plus tard dans leur retraite.

Type de sortie Fiscalité applicable
Capital PFU de 31,4 % sur les gains
Rente viagère Imposition selon le régime RVTO

Conclusion : Avec ces ajustements, il devient impératif de prendre en compte la manière dont les versements seront réalisés et les types de sortie envisagés lors de l’épargne pour la retraite.

Stratégies d’épargne à envisager

Face à ces changements, la planification financière nécessite un réajustement de certaines stratégies d’épargne. Les épargnants doivent faire preuve de créativité dans la conception de leur épargne retraite, en particulier ceux qui ont dépassé l’âge de 70 ans. Il est essentiel d’explorer d’autres produits d’épargne qui pourraient être plus adaptés aux spécificités de leur situation financière.

Les contrats d’assurance-vie, par exemple, pourraient constituer une option avantageuse pour assurer un revenu de remplacement lors de la retraite. Ils peuvent permettre aux épargnants de rester considérablement libres en matière de choix d’investissement, tout en bénéficiant d’un cadre fiscal relativement favorable.

Avis d’expert : Plusieurs experts recommandent également de revérifier le contenu de son portefeuille d’épargne pour s’assurer qu’il est optimisé compte tenu des nouvelles règles fiscales. Envisager un rééquilibrage des investissements reste une option pertinente.

La diversification des supports d’investissement est conseillée, notamment entre les actions, obligations, et divers placements immobiliers. Cela aide à limiter les risques tout en maximisant le potentiel de retour sur investissement.

  • Diversifier les placements pour répartir le risque
  • Penser à l’assurance-vie comme alternative
  • Réévaluer les fonds alloués périodiquement
  • Consulter des spécialistes pour prendre des décisions éclairées
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Nicolas

Bonjour, je suis Nicolas, âgé de 55 ans. Passionné par la finance et le droit, je me consacre à aider les séniors à mieux comprendre leur retraite et à gérer leurs finances. Mon objectif est de fournir des conseils clairs et adaptés aux besoins des personnes âgées, afin de les accompagner dans cette étape importante de leur vie.

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